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Nuit du 3 avril 1978

Ah ! Les rêves prémonitoires de Mara…

Cette nuit-là, elle avait rêvé de Paul, son grand-père paternel. Son rêve lui avait laissé une drôle d’impression longtemps encore après son réveil. Quoi qu’elle fasse, elle ne parvenait pas à s’éloigner, à se détacher des images, de la voix de son grand-père qu’elle ne voyait pas, mais dont elle ressentait étrangement la présence. Elle dira :

Je me souviens de la voix, légèrement en hauteur, sur ma gauche. C’était sa voix habituelle, mais avec un ton grave, un ton solennel que je ne lui connaissais pas. Les images, les sensations, sa voix néanmoins familière me suivaient, me poursuivaient, me submergeaient, me harcelaient, me possédaient même ! J’étais bien réveillée, mais je me sentais encore sous l’emprise de mon rêve. C’était d’ailleurs limite angoissant de passer du petit lopin de terre que me montrait mon grand-père, à sa voix qui insistait, répétait, me pressait, sans doute pour que je ne perde pas un brin de la scène : « Tu vois ! C’est à toi, à toi, à toi, c’est à toi… ».

Le lopin rectangulaire était petit, tout petit, si petit ! Son grand-père lui montrait-il une tombe, une toute petite tombe d’enfant ?  Cette idée l’avait effleurée un instant. Mais pourquoi une tombe d’enfant lui aurait-elle appartenue ? Mystère !

Il était encore tôt ce matin du 3 avril 1978. Mara se préparait pour s’en aller travailler avec ce « petit lopin » qui n’en finissait pas d’accaparer ses pensées. Soudain, le téléphone avait sonné. C’était sa mère ! Son grand-père était décédé dans la nuit. Ni l’une ni l’autre ne savaient que le vieil homme avait été hospitalisé pour une banale opération. Bien que foudroyée par la nouvelle, Mara s’était rendue à l’évidence captée dans son rêve… son grand-père l’avait prévenue qu’il partait pour toujours.

Une dizaine d’années plus tard La suite dans le livre à paraître

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Toute ressemblance ou similitude avec des personnages ou des faits existants ou ayant existé, ne saurait être que coïncidence fortuite.