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Le caramel !

Après une année de travail bien remplie, parents, enfants, la mère de Mara, tous étaient partis se reposer dans un village vacances en Alsace.

Dans ce village, un spectacle auxquels les vacanciers étaient invités à participer, était donné après le repas du soir.  De sa voix enfantine, Verlein était monté sur la scène pour y pousser la chansonnette. La salle les avait chaleureusement applaudi, lui et sa petite comptine toute rigolote et fraiche. Après son interprétation, l’enfant était revenu vers ses parents heureux de leur montrer son trophée. Un paquet de caramels, offert par les organisateurs pour le récompenser d’avoir si bien chanté. Mara n’était pas peu fière de son fils.

Avant d’aller rejoindre leur bungalow pour la nuit, des familles s’étaient attardées un moment dans la salle restée éclairée pendant que d’autres profitaient de la douceur de la nuit étoilée. Comme il faisait bon papoter entre vacanciers sous quelques lampadaires ! Rien ne les pressait pour rentrer et les enfants pouvaient jouer sans danger dans la cour fermée.

Soudain un homme s’était approché de Mara pour lui dire qu’Estelle était en train de s’étrangler quelques pas derrière elle. Pour se régaler avec les copains, Verlein n’avait pas attendu pour ouvrir son paquet de caramels. Estelle lui en avait réclamé et pas conscient du danger à six ans, il lui avait donné le bonbon en train de l’étouffer. En voyant son enfant suffoquer, Mara l’avait soulevé du sol pour la retourner, lui mettre la tête en bas. Ses tapotements dans le dos de la fillette, n’avaient pas eu raison du trophée. Elle s’affolait, avait beau faire, le caramel collé, refusait de se dégager. Devant le drame en train de se dérouler sous ses yeux, l’époux de Mara avait arraché leur fille des bras de sa mère, se précipitant avec elle dans la salle où se trouvaient encore quelques retardataires. Redoutant le pire, Mara était tétanisée dehors avec Magda, sa mère. Jusqu’à ce que le père ressorte quelques instants après, la fillette en pleurs dans ses bras, le temps avait semblé une éternité aux deux femmes. Estelle s’époumonait, mais elle était sauvée et peu importe le pipi sous elle.

Une infirmière dans la salle avait fait ressortir le bonbon resté coincé dans la trachée d’Estelle. L’entendant hurler en reprenant son souffle, Mara avait compris ;  sa fille était sauvée. Si cette femme n’avait pas été présente ce soir-là, Estelle ne serait sûrement pas là aujourd’hui. Mara pense souvent à cette femme qui lui a rendu sa fille et au Monsieur l’ayant interpellée. Le papa de la fillette avait remercié la Dame, mais dans son affolement, Mara n’avait pas pu. Tétanisée dehors, elle n’avait pas vu le sauvetage. En balade le lendemain, le père de l’enfant avait croisé la Dame. Il lui avait transmit les remerciements de son épouse. Mara mit des années avant de s’en remettre !

Nous savons maintenant que nous portons tous en nous, l’histoire de nos ancêtres que nous la connaissions ou pas. Pour Mara, le drame avait été évité de justesse. En 1928 sa grand-mère n’avait pas eu sa chance lorsqu’elle avait subitement perdu sa fille de deux ans 1/2. Une petite fille de l’âge d’Estelle et dont Mara a toutes les raisons de penser qu’elle-même, en est la réincarnation.

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Toute ressemblance ou similitude avec des personnages ou des faits existants ou ayant existé, ne saurait être que coïncidence fortuite.